23 novembre 2009
Histoires vraies par Delphine Balley

M. C. retrouva sa femme grièvement brûlée
par le plat de pot-au-feu. Il réfléchit jusqu’au lendemain soir avant
d’annoncer sa mort à la police.
10 janvier 2008
Peter Campus
Peter Campus_Three Transitions (1973)
24 juillet 2007
MI-ZO
Zoren Gold and Minori
http://www.mi-zo.com
17 juin 2007
Takata Yamamoto
03 juin 2007
Hiroshi Nonami
12 mai 2007
Original Sin par Ellen Von Unwerth
Ellen von Unwerth est une photographe de mode allemande qui a débuté en tant que mannequin. Elle est surtout connue pour ses photos érotiques et fétichistes que l'on peut retrouver dans son livre "Revenge" ou encore ici sa série de photo "Original Sin. (Retrouvez un site très complet sur son travail ICI )

05 mai 2007
La photo du jour: Sam Taylor-Wood
Une photo extraite de la série Soliloquy (1998-2001) par la photographe et vidéaste anglaise Sam Taylor-Wood.
Avec cette série l'artiste tente de capter l'essence d'une personne, ce qu'elle pense, ce qu'elle cherche... La partie inférieure de la photographie est utilisée pour représenter les fantasmes et les obsessions du personnage principal.
Petite définition: Un soliloque est une conversation avec soi-même!
20 avril 2007
Connie Imboden
Rêve, réalité ou encore cauchemar…
D'où viennent ces images ? Elles semblent sortir tout droit de
l'imaginaire. Mais pour passer de l'esprit à un support (la
photographie) il faut bien une part de réalité.
Il est vrai qu'a l'époque actuelle avec le numérique tout semble
possible, comme elle aurait aussi très bien pu faire des montages au
laboratoire lors du tirage.
Mais non, elle les crée dès la prise de vue, ces images que vous avez
sous les yeux sont celle qu'elle voit à travers son objectif.
Connie Imboden trouve son inspiration dans les propriétés optiques de
l'eau, où les formes semblent malléables et sujettes à des mutations
infinies et imprévisibles. Elle explore les angles, l'espace, les
réflexions, et la lumière. Et tâche de faire des formes qui peuvent se
comprendre visuellement et espère que la métaphore, la poésie suivra.
Les apparences se font et se défont, les visages immergés se déforment,
se dédoublent, se réduisent à des bouches sans contexte ou des profils
déstructurés, des excroissances végétales poussent hors de la chair. Le
passage de la forme à l'informe, le va-et-vient d'une apparence à une
autre sont saisis dans le temps de la photographie. Le corp-objet de
cette métamorphose pourra retrouver son apparence anodine, il n'en aura
pas moins été objectivement et sans trucage un monstre, une forme
étrange indéfinissable.
11 avril 2007
DAVID LYNCH: The Air is on Fire/Inland Empire
Depuis le temps que j'en rêvais! Une expo consacrée à mon réalisateur préféré!
Je connaissais déjà une partie de son oeuvre plastique, photo, sculpture et peinture, mais ce qui est présenté actuellement à la Fondation Cartier est en grande partie inédit.
Il faut savoir que Lynch a fait une école d'art et n'a jamais étudié le cinéma. Il était avant tout peintre, inspiré par les expressionnistes et Francis Bacon. Puis un jour en regardant une de ses peintures il déclare avoir entendu du son, comme du vent, qui en provenait (ça s'est produit bien avant son trip de méditation transcendantale, comme quoi, il avait déjà des prédispositions...) Il eut alors l'idée d'ajouter du son à sa peinture puis de l'animer en la filmant! C'est ainsi qu'est né le premier film de Lynch, Six Men Getting Sick. Six têtes sculptées vomissent de la peinture rouge sur une bande son de sirène pendant 40 secondes tournant en boucle pendant 4 minutes.
L'expo permet de se rendre compte de l'étendu de son travail et de sa cohérence. Pour ceux qui connaissent bien les films de Lynch on peut s'amuser à recouper ses photos et peintures avec ses films. Ainsi ses dernières peintures qui mélangent collages, vétements, matières organiques et photos semblent tout droit sorti d'un de ses films. Comment ne pas penser à Mulholland Drive en voyant cette peinture d'une femme suicidée à l'aide d'un révolver avec ces quelques mots: "Can I dream now?" Les lettres découpées rappellent celles retrouvées sous les ongles des victimes de Bob dans Twin Peaks.
La série Distorted Nudes présente des photomontages numériques
créés à partir de photographies érotiques datant des années 1840 à 1940. Les corps sont déformés, monstrueux, macabres, rappellent ceux d'Elephant Man évidemment, du corps mutilé de Patricia Arquette dans Lost Highway, et de tous ces personnages convulsés, handicapés qui peuplent l'oeuvre du cinéaste. On est ici encore une fois proche de Bacon mais également de Joel Peter Witkin ou encore de Dali.
Toute l'exposition baigne dans une ambiance sonore digne d'Eraserhead, et qui nous ramène du coup à son premier film Six Men Getting Sick. Les peintures sont accrochées sur des portants métalliques avec des rideaux. Aaah les fameux rideaux de Twin Peaks, Lost Highway, Blue Velvet...
De plus Lynch a reconstitué l'un de ses tableaux grandeur nature qui permet d'entrer dans la peinture même comme Laura Palmer le fait dans Twin Peaks: Fire Walk With Me.
Une belle entrée en la matière pour ceux qui ne connaissent pas l'univers de Lynch, pour les autres il s'agit d'explorer une autre facette, qui peut s'apparenter à un jeu des ressemblances , les oeuvres présentées ici faisant écho aux films de David Lynch. On est en plein mystère lynchien!
Pour terminer un petit retour sur Inland Empire, dernier cauchemar filmique en date de sieur Lynch que je n'ai toujours pas digéré. De part sa construction, le film est à rapprocher des expériences que sont Lost Highway et Mulholland Drive. On est en pleine fantasmagorie. Le film est la vision du personnage principal incarnée par Laura Dern, déjà actrice dans Sailor et Lula et Blue Velvet. Là où les autres films permettaient de se raccrocher à une intrigue, certe non linéaire, Inland Empire explose tous les codes narratifs au bout de 30 minutes pour un film de près de 3h. David Lynch rebrassent ses thèmes favoris, dixit "A woman in trouble", le film dans le film, les personnages doubles, inquiétants, schizophrénie, dérèglement mental, adultère... Bref un condensé de ses obsessions qui m'ont franchement laissé dubitatif. Le début du film était prometteur, la bande son énorme, l'utilisation de la mini dv n'est pas inintéressante, entre sublime et immonde... mais après il s'agit d'une succession de scènes étranges, sans liens entre elles, on passe d'un lieu à un autre, on croise des personnages qu'on ne reverra pas... et que dire de la scène finale... grotesque? C'est la première que je sors d'une projection d'un film de Lynch complètement déconcerté. Il faut dire que Lynch n'avait aucun scénario et qu'il "écrivait" le film en cours de tournage. Pourtant Lost Highway par exemple n'avait rien d'une intrigue linéaire, classique et compréhensible, mais il y avait une ligne directrice et il procure un plaisir différent à chaque vision.Ici on se retrouve plus face à une série de collage de petites expérimentations parfois effrayantes, ennuyeuses... Je pense qu'il faudra du temps avant que je puisse me replonger un jour dans Inland Empire.
12 décembre 2006
Dream Work: Peter Tscherkassky
Visionnage en cours d´un documentaire sur le cinéaste autrichien Peter Tscherkassky. Ses films expérimentaux "manufracturés"
réalisés manuellement s'inscrivent dans la tradition du "Formalfilm"
viennois, dans le droit fil d'artistes tels que Kurt Kren et Peter
Kubelka.
Ses travaux sont réalisés à la base avec des chutes de
film (Found-Footage) de films de genre; l'emploi de collagène éclairé
manuellement et de différentes copies d'extraits de films confèrent à
l'oeuvre une nouvelle teneur contextuelle.
L'exposition répétée,
précise, fragmentaire et ciblée de la structure illusoire au premier
plan permet à Tscherkassky d'assurer la transition vers un niveau de
réflexion direct dans la tradition du "Real Cinema".
(source Arte)
entretiens:
http://www.brdf.net/interviews/interview_peter_tscherkassky.htm
http://cyrilbg.club.fr/tscherkassky.html









