25 juin 2007
Absurda
Voici le dernier court métrage de David Lynch réalisé pour le 60ème anniversaire du Festival de Cannes.
19 juin 2007
Grindhouse - Planet Terror
Le film de Robert Rodriguez est assez éloigné de celui de Tarantino. Il mise à fond sur le plaisir immédiat en nous en balançant plein la gueule! Donc rien de très surprenant, surtout si vous avez vu la bande annonce, vous savez ce qui vous attend! Rodriguez rend hommage à Carpenter et Romero tout en jouant la carte de la surenchère. C'est vraiment gore! Tellement gore que ça en devient drôle! Ca explose toutes les deux minutes, le sang gicle, les pustles éclatent... ça n'arrête pas. Bref c'est du pur divertissement, vraiment bien foutu, auquel il manque tout de même une touche un peu plus personnelle.
16 juin 2007
3 Extrêmes
Après 3 histoires de l'au-delà faisant appel à trois réalisateurs asiatiques pour faire film à sketch fantastique voici 3 Extrêmes ayant pour thème l'horreur cette fois-ci dirigé par Fruit Chan (Duran Duran), Park Chan Wook (Old Boy, Mr Vengeance) et Takashi Miike (Audition, Visitor Q). Autant le dire tout de suite, il n'y a rien d'extrême dans ce film.
Le premier segment intitulé La nouvelle Cuisine par Fruit Chan se laisse regarder. Il est question d'une femme trompée par son mari qui décide de faire appel à une jeune femme dont les raviolis auraient le pouvoir de la faire rajeunir. Mais la composition de ces raviolis se rélève peu ragoûtante!!!
Le deuxième segment de Park Chan-Wook, Coupez!, est vraiment à éviter! Le réalisateur s'autoparodie dans un style grotesque, pathétique, lourd, et pas crédible pour un sous.
On passe vite à la dernière partie de Takashi Miike, un réalisateur extrême qui nous surprend cette fois par la sobriété de la réalisation, l'ambiance onirique et surréaliste. La Boîte raconte l'histoire d'une jeune femme romancière qui reçoit une étrange boîte en cadeau. Celle-ci va lui faire revivre son enfance de contorsionniste dans un cirque avec sa soeur jumelle sous la direction d'une magicien ambigu. Le montage particulièrement réussi mélange le présent, le passé et les rêves de la jeune femme. Miike parvient à retranscrire en quarante minutes les sentiments de remords, de cruauté, d'amour, de jalousie et de mal être de cette dernière dans un film très poétique à voir absolument!



15 juin 2007
Grindhouse - Le boulevard de la mort
Death Proof
Tarantino est de retour avec un film bavard et féministe qui reviste le slasher 70's.
J'avoue que j'étais pas très attiré par la bande annonce et le sujet du film.
Finalement le film se rélève être complètement jouissif et extrêmement maitrisé. Tarantino nous fait toujours du Tarantino mais arrive encore à nous surprendre et à se renouveller prouvant ainsi qu'il reste toujours dans la course. On retrouve tout ce qui fait son univers: la bande son année 70, de longs et excellents dialogues, la sous-culture comme référence (je pense qu'aucun des films qu'il cite n'est connu du public français).
Le film se divise en 2 parties qui peut rappeler la structure de Psychose d'Hitchcock, dans lesquelles à chaque fois le tueur s'attaque à quatre jeunes femmes qui n'ont pas leur langue dans leur poche. Mais ici point de suspense ni d'angoisse. Tarantino mise à fond sur le concept et le fun. Les dialogues particulièrement inspirés s'étirent en longueur jusqu'aux scènes d'actions gores qui viennent en contre point, pour tout dynamiter, récompensant ainsi la patience du spectateur. La deuxième partie est quasiment la même que la première sauf que les jeunes femmes se rebellent et ridiculisent le tueur incarné par l'excellent Kurt Russel.
26 avril 2007
PostmortemBliss by Floria Sigismondi
Le premier court métrage de la vidéaste et photographe Floria Sigismondi, j'adore!
31 mars 2007
Last Life in the Universe
2003, film thailandais de Pen-ek Ratanaruang.
A priori encore un film asiatique esthétisant qui se la joue Lost in Translation. Kenji, un bibliothécaire japonais suicidaire (Tadanobu Asano) qui vit en Thailande rencontre Noi (Sinitta Boonyasak), une jeune prostituée thailandaise. Le frère de Kenji se fait tuer par un yakuza, la soeur de Noi se fait renversée par une voiture. Kenji s'incruste alors chez Noi qui vit dans une maison près de la mer. Tout les opposent, il est maniaque et introverti, elle est bordélique et surtout ne parlent pas la même langue. Malgré une histoire déjà vu le film fonctionne à merveille notamment grâce à son ambiance et ses comédiens. Le réalisateur ne cherche pas à raconter une histoire d'amour mais à retranscrire l'état d'esprit des personanges, un peu à côté de la plaque. Tout est suggéré ici avec une grande finesse. Certains pourront peut être reprocher au film son côté chic. Forcément avec Christopher Doyle comme directeur de la photo (pour ceux qui connaissent pas c'est à lui qu'on doit le travail photo des films de Wong Kar Wai). Le spleen règne tout au long du film rythmé par le son des vagues, avec les poses nonchalantes des acteurs, quelques scènes oniriques fort jolies et un humour discret et décalé. Bref un très beau film subtil et envoutant!
15 février 2007
Little Children
Little Children est l'adaptation libre d'un roman de Tom Perrota par le réalisateur Todd Field (In the Bedroom) et coécrit avec l'auteur lui même.
Tout d'abord je dois dire que la bande annonce m'a franchement donné envie de voir ce film, aidée par une bande son formidable faite uniquement d'un bruit de train qui monte crescendo.
Kate Winslet incarne Sarah, une femme délaissée par son mari, ayant du mal à assumer son rôle de mère dans une banlieue bourgeoise américaine dans laquelle elle ne sent pas à l'aise. Elle va faire alors la connaissance de Brad (Patrick Wilson), homme au foyer frustré avec qui elle va vivre une aventure intense qui remettra en cause leur morne existence.
Il s'agit là d'un film vraiment prenant, imparfait mais avec de grandes qualités. Il nous livre le portrait convaincant et touchant de personnages en crise, qui ne communiquent plus, trop bien installés dans leur univers bourgeois et puritain.
Le film m'a beacoup plu malgré quelques défauts:
Tout d'abord la voix off qui accompagne le film agace par moment, pas vraiment indispensable mais distille par moment un peu d'humour dans le drame qui s'annonce.
La tension qui régne rend le film vraiment prenant et grandit jusque dans la scène finale puis retombe très vite pour laisser un sentiment de frustration au spectateur.
10 novembre 2006
Children of Men
Grosse claque!... hier soir je suis allé voir Children of Men (Les Fils de l´Homme en France), un film réalisé par un méxicain, Alfonso Cuaron (également réalisateur de Harry Potter et le prisonnier d´Azkaban et Y Tu Mama Tambien). Le film, adapté d´un roman de P.D. James, se déroule dans un futur plus ou moins proche où les humains ne peuvent plus avoir d'enfants. L´homme est sur le point de disparaître. L'Angleterre est la dernière civilisation intacte et reste coupée de l'Europe qui subit de terribles guerres civiles.
Le film débute par l´annonce à la télé de la mort du plus jeune homme de la planète qui avait 18 ans et nous plonge immédiatement dans un univers noir, presque apocalypique. Un ancien flic (Clive Owen) est engagé par son ex-femme (Julianne Moore) pour protéger une jeune femme qui incarne le dernier espoir de la race humaine... Je n´en dévoilerais pas plus.
Ce qui déroute au premier abord c´est la réalisation brute et réaliste qui nous plongent directement dans le chaos. Ici pas d´effets superficiels, la caméra est à l´épaule, la photographie sombre. De plus de nombreux plans séquences renforcent ce réalisme et nous font vivre les évènements comme si nous y étions, de maniére plus subjective. On se sent presque parfois dans un reportage de guerre. Le film ne fait pas de concession, on ne nous épargne rien, les morts sont brutales et douloureuses. Un des personnages principal meure après vingt minutes de film. Heureusement le film est tout de même ponctué de scènes d´humour dans lesquels Michael Caine incarne un vieux hippie! Tous les acteurs sont parfaits, les personnages très réalistes. Children Of Men est également ponctuée de nombreuse références à George Orwell, Blade Runner, Soleil Vert... Il s´agit également d´un film politique, qui parle des problèmes d´immigration, les hommes sont traités comme des animaux, enfermés dans des cages... on pense souvent aux camps de concentration durant le film mais à également d´autres conflits actuels.
Sinon la derniére partie du film est vraiment hallucinante, on est littérallement scotché à son siège! On sort de la salle sur le cul...
Bref à voir d´urgence!!!!!!!!
02 novembre 2006
The Notorious Bettie Page
Après I shot Andy Warhol (1996) et American Psycho (2000), la réalisatrice d´origine canadienne, Mary Harron s´attaque une fois encore à une icone américaine, la célèbre pin up des années 50, Bettie Page. Le film évoque brièvement son enfance difficile à Nashville au sein d´une famille religieuse et conservatrice avant son départ pour New York ou elle deviendra vite très populaire pour ses photos fétichistes et sadomasochistes. Le film montre également l´hypocrisie et la censure qui régnaient l´époque. Avec un tel sujet on pourrait s´attendre un film sulfureux mais il n´en ait rien, comme tous les films de la réalisatrice d´ailleurs. Malgré la fidélité au roman, American Psycho par exemple, était loin de la puissance et de la violence du livre de Bret Easton Ellis. La réalisation de The Notorious Bettie Page est assez sobre et l´ambiance fifties est particulièrement bien rendue. Mary Harron filme avec différents noir et blanc utilisés à cette époque, du technicolor, et même des films tournés en super 8. On retiendra particulièrement la performance de l´actrice Gretchen Mol incarnant à la perfection Bettie Page! On pourrait lui reprocher bien des choses mais Mary Harron a au moins le don pour trouver et diriger ses acteurs! (voir le génial Christian Bale dans American Psycho!) Elle nous montre une femme plutôt attachante et gaie et surtout très à l´aise dans son rôle de fantasme et de femme libérée. Un film plaisant en somme qui vaut surtout pour l´interprétation exceptionnelle de l´actrice et le personnage qu´elle incarne. On en vient à se demander comment une fois sa carrière terminée, Bettie Page a finit par sombrer dans la folie et le fanatisme religieux. Le film se terminant sur l´évocation de ce tournant dans sa vie.
13 octobre 2006
The Black Dahlia
Ca y est j´ai vu le nouveau film de De Palma! Sachez tout d´abord que je l´ai vu à Francfort en anglais non sous titré donc je n´ai pas saisi tous les dialogues(de toute manière les sous titres en allemand ne m´auraient pas aidés). Heureusement que j´ai lu le livre de James Ellroy dont est tiré le film. Celui-ci est basé sur l'histoire vraie du meurtre d'Elizabeth Short, jeune actrice ayant quitté Hollywood à la fin des années 40 pour le Massachusetts. Elle disparut mystérieusement au début du mois de janvier 1947. Quinze jours après, son corps atrocement mutilé a été retrouvé abandonné dans le Sud de Los Angeles. Son meurtrier n'a jamais été retrouvé ou identifié.
On peut dire que j´ai bien aimé le film. Il retranscrit bien le Los Angeles des années 50 et les films noirs grâce à la photographie sombre et contrastée, la musique et le choix acteurs (même Josh Hartnett est crédible!). On est plus proche ici des Incorruptibles que de Femme Fatale. Niveau réalisation De Palma se montre beaucoup plus sobre et moins tape à l´oeil que dans son précédent film. Tant mieux! On retrouve tout de même quelques morceaux de bravoure qui ont fait son style: superbe plan séquence lors de la découverte du corps du "Dahlia", une scène de meurtre dans un escalier et une fin particulièrement sanglante. A noter également une scène de dîner particulièrement déjantée!
Côté scénario le film est assez proche du bouquin d´Ellroy mais en beaucoup plus condensé, trop peut être. Ainsi le personnage incarné par Scarlett Johansson se retrouve assez effacé, de même la conclusion du film s´avèvre assez confuse. Le film aurait mérité d´être plus long. Dommage, mais quand même excellent! Il faudrait quand même que je le revois avec les sous titres francais pour un meilleur jugement. Du coup je vais me replonger dans la véritable histoire d´Elisabeth Short, surtout que je viens de découvrir qu´un inspecteur à la retraite a écrit un livre démontrant que son pére serait le tueur du Dahlia... à suivre...


